Le cerisier du Japon

Prunus serrulata. Ici, une des multiples variétés de cerisiers du japon (ou cerisier à fleurs) qui a trouvé sa place dans une haie séparative. Il est bien visité par de nombreuses abeilles sauvages et mellifères.

Ci-dessous, deux espèces d'abeilles sauvages de taille légèrement inférieure à l'abeille mellifère:

Vue d'un rameau du cerisier du Japon:

L'aubépine

Crataegus laevigata. Ou épine blanche. Au top 10 des plantes mellifères! Haies et lisières de forêts. Elle peut atteindre une hauteur de 10 mètres et vivre plusieurs siècles.  Les abeilles trouvent sur les fleurs des grandes quantité de pollen et de nectar en avril et mai.

 

Les butineuses rentrent chargées à la ruche:

 

 

 

L'ail des ours

Allium ursinum. Ou ail sauvage. Floraison en avril mai, après les feuilles. L'ail des ours produit beaucoup de pollen et de nectar.

La quantité de pollen collé sur le front de l'abeille est impressionnante:

Détail de l'inflorescence:

Cette plante forme des tapis à la lisière des bois et dans les sous-bois ouverts à la lumière. Elle cohabite ici avec la petite pervenche, en formant ensemble un couvre-sol dense. Forêt de Chailluz, Besançon.

Le buis

Buxus. Le buis, qui fleurit en avril - mai, est bien visité par les abeilles.

Un gros plan pour le détail de la fleur:

Le buis utilisé en garnissage d'un talus. Besançon promenade de la Gare d'eau:

L'anémone sylvie

Anemone nemorosa. Petite fleur des sous-bois et des haies, l'anémone des bois fleurit de mars à mai.

                                                               

L'érable sycomore

Acer pseudoplatanus. Dès la fin avril, les butineuses se font entendre dans les sycomores où elles font de belles collectes de nectar et de pollen. Voir aussi l'érable champêtre.

La véronique petit-chêne

Veronica chamaedrys. Parmi les 200 espèces répertoriées de véroniques, celle-ci semble être la véronique petit-chêne. Elle fleurit de mars à juillet dans les prés et les lieux boisés, de préférence calcaires et frais.

Une abeille sauvage minuscule sur cette fleur minuscule:

 

 

 

 

 

 

Le saule petit marsault

Saules petit marsault en début de floraison, sur une tourbière en Haute-Saône:

 

Le lamier jaune

Lamium galeobdolon. Elle est appelée aussi ortie jaune. Plante d'ombre, rencontrée en lisière de forêt. Floraison d'avril à juin. Voir aussi le lamier blanc qui fleurit jusqu'en novembre.

Le dos de l'abeille est pollinisé:

Des orties... qui ne piquent pas, qui se butinent et qui se mangent!

La spirée du Japon

Spiraea japonica. Arbuste de 0,50 à 0,80 m suivant les espèces. Utilisé en ornementation, il fleurit au printemps ou en été.

La raiponce

Phyteuma nigrum. On rencontre la raiponce dans les bois humides et prés montagnards. Elle peut atteindre la taille de 60 cm.

La raiponce aime l'ombre. Elle est ici en compagnie de fougères. Haut du Them (Haute-Saône) altitude 450m.

La stellaire

Stellaria holostea. Ou mouron des oiseaux. Cette fleur à cinq pétales bifides est aisément reconnaissable. Elle orne les talus et les bords de chemins ensoleillés. La stellaire est peu prisée par l'abeille mellifère qui préfère les floraisons simultanées des fruitiers, du pissenlit et du lierre terrestre. Il m'a été difficile de trouver une abeille mellifère sur le massif de fleurs. Ci-dessous, la fleur est occupée par une petite abeille sauvage:

Toutefois, après deux heures d'observation, une abeille mellifère sympa et peu farouche a accepté de me faire une démonstration en me montrant son intérêt pour cette fleur. Elle récolte le nectar en passant la langue entre les pétales:

Comme on le voit sur l'image précédente, l'abeille, pour récolter le nectar, est obligée d'appuyer la tête sur les pistils et couvre son front de pollen. Ce pollen voyage ainsi de fleur en fleur. On remarque aussi ce phénomène aussi sur la bugle, l'ail des ours et bien d'autres...

Vues de la fleur sur le talus:

Un talus étoilé à Ecole-Valentin (Doubs)

 

 

 

Le sorbier

Sorbus aucupari. Ou sorbier des oiseaux. Un petit arbre aux fleurs nectarifères et pollinifères qui produira des baies rouges pour nourrir les oiseaux l'hiver.

Vue du sorbier en forêt:

Un sorbier utilisé en aménagement urbain, Miserey-Salines:

Le cognassier

Cydonia oblonga.

L'abeille préfère les fleurs non encore écloses, qu'elle s'efforce d'ouvrir elle-même:

  

La ficaire

Ranunculus ficaria. Ou ficaire fausse renoncule. Cette plante partage le même habitat humide que le populage des marais. Elle est butinée rarement par l'abeille mellifère, celle-ci profitant de la profusion de fleurs plus rentables pour elle au printemps.

 

Douze pétales pour la ficaire ci-dessous, Haut du Them, Haute Saône:

La scabieuse

Knautia arvensis. Ou scabieuse des champs

Le cerisier

Prunus.  "Cerisier" est le nom usuel de plusieurs espèces d'arbres du genre Prunus. Ce sont soit des arbres à fruits (l'espèce de cet article), soit des arbres décoratifs, comme le "prunus"

La floraison des cerisiers, en mars - avril, attire de nombreux butineurs et particulièrement l'abeille mellifère. Ci-dessous, les cerisiers ne sont pas taillés et atteignent des hauteurs respectables. Arboretum de Devecey (Doubs)

La viorne obier

Viburnum opulus. Boule de neige pour le cultivar "Roseum". On rencontre quelquefois des abeilles mellifères sur la viorne obier.

Le xylocope est aussi présent:

Elle porte bien son nom d'usage de boule de neige:

La vesce commune

Vicia sativa. Sur la vesce, une abeille sauvage (Eucera mâle):

Le cornouiller sanguin

Cornus sanguinea. Floraison en mai et juin dans les haies, friches et sous bois clairs. Les abeilles sont intéressées par le cornouiller sanguin même en pleine floraison du robinier.

La bugle rampante

Ajuga reptans. Ou petite consoude. Une fleur de 15 à 20 cm de haut, présente dans toutes les prairies fleuries jusqu'à 2000 mètres d'altitude.

Il est étonnant de voir des abeilles avec un triangle de pollen jaune bien visible sur la tête, de retour à la ruche. La responsable est quelquefois la bugle: lorsque l'abeille accède au nectar au fond de la fleur, les étamines se collent sur la tête de l'abeille comme un tampon et y déposent une petite quantité de pollen comme l'illustre la photo ci-dessous :

Les bugles attirent aussi les abeilles sauvages et les mouches, comme ce bombyle en pleine récolte. Le bombyle a été  photographié également sur la petite pervenche et la verveine de Buenos Aires

Par contre, la bugle n'est pas du goût des chevaux...

 

 

La ronce

Rubus fruticosus. Cet arbrisseau très épineux  produit la mure noire. Les fleurs sont aussi appréciées par les abeilles que celles du framboisier qui appartient à la même famille botanique. Floraison de mai à juillet.

 

Ci-dessous, un roncier impénétrable au bord d'un sentier forestier à Haut du Them (Haute Saône):

La centranthe rouge

Centranthus ruber. Centranthe rouge, lilas d’Espagne ou valériane rouge. Belle plante vivace de 50 à 60 cm qui pousse dans les talus secs, les vieux murs et les rocailles. Elle ne craint pas la sécheresse. Utilisée en décoration c'est le type même de la plante sans entretien qui se ressème naturellement. Les abeilles mellifères et sauvages l'apprécient. Floraison de mai à septembre.

Ci-dessous, une abeille sauvage:

Détail de l'inflorescence:

Besançon Battant.

Le muscari

Muscari. Cette plante à bulbe d'une quinzaine de centimètres est très nectarifère. L'inflorescence comprend une trentaine de petites fleurs en clochettes. Floraison de mars à mai.

Les abeilles récoltent aussi un peu de pollen sur le muscari:

 

 
 
 
 

La renoncule

Ranunculus arvensis. Appelée communément bouton d'or. D'après Wikipédia: "Plantes herbacées à fleurs simples en forme de coupe, formées de cinq pétales serrés et brillants, aux couleurs vives, jaunes ou blancs, très rarement rouges. Cette brillance (due à une mince couche lipidique située sous l'épiderme des pétales) pourrait imiter la présence de gouttelettes de nectar sur les pétales, contribuant au pouvoir attracteur de la fleur facilitant la pollinisation entomophile"

La floraison se situe au beau milieu du printemps, période pendant laquelle les abeilles trouvent de la nourriture à foison. On peut alors constater que l'intérêt des abeilles pour le bouton d'or est très limité, d'autres sources plus abondantes de nectar et de pollen étant simultanées sur d'autres plantes.

Notre ami le bombyle est décidément présent partout:

Décoration d'un talus assurée par Dame Nature:

La tulipe

Tulipa. Les tulipes sont butinées occasionnellement dans notre région, l'intérêt des abeilles est ailleurs.

Un zoom sur l'abeille en vol permet de constater qu'elle s'est vautrée sur le pollen, en s'agrippant aux longs pistils de la fleur:

Aire de détente du CHU de Besançon

Le prunier

Prunus domestica. Les pruniers domestiques: mirabelles, reines-claudes, quetsches...  Les abeilles récoltent beaucoup de nectar et de pollen sur les pruniers au moment de leur floraison en avril.

Un mirabellier en pleine floraison, Miserey-Salines le 1er avril:

L'ail géant

Allium giganteum. Ail d'ornement de taille impressionnante. Les abeilles apprécient beaucoup cette fleur pour le nectar et aussi pour un peu de pollen.

L'accès au nectar est un peu compliqué pour l'abeille...

Couleur du pollen récolté:

L'ail géant dans le massif floral, Besançon Battant:

 

 

 

L'euphorbe de Corse

Euphorbia myrsinites. Une euphorbe parmi les 2300 espèces recensées. Cette variété est persistante et résistante au froid, elle a donc bien sa place en Franche-Comté. La floraison de mars à mai attire de nombreuses abeilles. De toutes les plantes présentes dans les massifs à l'entrée du CHU de Besançon ce 11 avril, c'est celle-ci qui est visitée par les abeilles.

 

Toutes les tiges partent d'un point central:

Image ci-dessous: sur la même plate-bande à l'entrée du CHU, une autre variété d'euphorbe, l'Euphorbia peplus, ou ésule ronde. Elle était considérée jusqu'à présent comme une "mauvaise" herbe. Elle est toute aussi prisée par les abeilles que celle de Corse!

Voir aussi cette autre variété d'euphorbe, la diamond frost, qui est loin de ressembler à celle de Corse!

Les prunus

Prunus. Ce cerisier décoratif est bien visité par les abeilles.

Place de l'église, Miserey-Salines:

 
 

L'abélia

Abelia chinensis. Un arbuste décoratif qui a la faveur des abeilles mellifères pour le pollen et le nectar de ses fleurs.

Jardin des sens, avenue de l'Helvétie, Besançon.

Le puschkinia

Puschkinia scilloides. Cette petite plante à bulbe d'environ 15 cm est très appréciée des abeilles dès les beaux jours. Elle illumine les sols au sortir de l'hiver, en bordure, rocaille, plate-bande ou jardinière. Elle ne demande pas de soins particuliers et s'accommode de tous types de sols.

 

Le puschkinia est très fréquenté et les abeilles y font une bonne récolte.

 

 

 

Le poirier sauvage

Pyrus pyraster. Cet arbre peut atteindre 15 m. On trouve des épines sur les rameaux, ce qui le différencie du poirier commun. Il donne des petits fruits de 3 à 4 cm. Le pollen récolté est de couleur crème.

Arboretum de Devecey (Doubs)

Le buddléia jaune

Buddleia globosa. Contrairement au buddléia de David qui reçoit peu d'abeilles mais beaucoup d'autres butineurs, le buddléia jaune accueille essentiellement des abeilles mellifères, en grand nombre.

Les abeilles restent longtemps sur chaque boule jaune pour visiter toutes les petites fleurs jaunes qui la composent.

Fleurs et feuilles:

Les fleurs de ce buddléia sont discrètes et n'ont pas le panache de celles du buddléia de David, mais les abeilles mellifères montrent un grand intérêt pour cette espèce. Jardin des sens, avenue de l'Helvétie, Besançon:

Le crocus

Crocus. Plante de la famille des Iridaceae. Cette fleur du printemps aux teintes multiples est visitée occasionnellement par les abeilles, dès le mois de mars.

Le plantain lancéolé

Plantago lanceolata. Plantain lancéolé ou plantain étroit, une des espèces les plus courantes des plantains. Très mellifère, le plantain fournit aux abeilles nectar et pollen d'avril à octobre. La tige du plantain étant très souple, l'abeille doit faire preuve de beaucoup de dextérité pour butiner:

Ci-dessous on remarque la pluie de pollen provoquée par l'abeille qui secoue involontairement la tige:

Haut du Them, Haute Saône

Le géranium des bois

Geranium sylvaticum. Ce géranium sylvestre s'est installé en ville, à Besançon Glacis, entre la sauge bleue et la benoîte coccinelle orange. Les abeilles sont nombreuses à le visiter. Ne pas confondre avec le géranium des prés qui lui ressemble beaucoup.

La potentille printanière

Potentille verna L. Une petite fleur jaune de 5 à 20 cm qui apparaît dans les pelouses dès le mois de mars. Comme la potentille arbustive ou la potentille tormentille, elle devrait faire le bonheur des abeilles. Mais les butineuses, début avril, préfèrent le pissenlit ou les pruniers.

Potentille printanière, becs de grue (violet) et pâquerettes: l'ensemble ne dépasse pas 15 cm de hauteur.

 

 

La marguerite

Leucanthemum vulgare. De la famille des Asteraceae. Une fleur de l'été. L'intérêt de l'abeille pour la marguerite est assez limité, sachant que dans la même période, d'autres plantes fleuries sont plus rentables pour elle.

L'asphodéline

Asphodeline lutea. Ou bâton de Jacob. Cette plante ornementale qui peut atteindre 1 m de hauteur fleurit d'avril à juin. Elle se contente d'un sol pauvre et résiste bien à la sécheresse. Elle attire de nombreux pollinisateurs dont l'abeille mellifère.

Composante des massifs floraux des Glacis à Besançon

Le romarin

Rosmarinus officinalis. Cette plante sauvage de la côte méditerranéenne est cultivée dans les jardins ou massifs floraux francs-comtois grâce à sa rusticité. Elle se développe sur tous types de sols. Aromatique, culinaire et mellifère, elle connaît un grand succès auprès des abeilles. Elle fleurit une première fois de février à mai, et l'espèce photographiée ici le 28 septembre à Besançon montre bien qu'une floraison automnale est aussi possible dans notre région.

L'image suivante illustre bien la symbiose fleur - insecte: l'abeille récolte le nectar au fond de la corolle de la fleur et celle-ci lui délivre son pollen sur le dos:

Les étamines du romarin "tamponnent" le dos de l'abeille:

Massif floral à Besançon Battant.

 
 

Le lierre terrestre

Glechoma hederacea. Une plante sauvage intéressante pour les abeilles puisqu´elle fleurit de mars à l´automne. Elle forme des tapis  particulièrement denses sur les sols ombragés.

Détail de la fleur et couleur du pollen:

Haut du Them, Haute-Saône.

Le géranium à rhizome

Geranium macrorrhizum. Géranium à gros rhizome, géranium à rhizome long... Une plante ornementale, couvre-sol efficace, qui ne craint pas le gel et qui est bien visitée par les abeilles d'avril à juin.

Photographies prises à Besançon Battant:

L'alliaire

Alliaria petiolata. Alliaire officinale ou herbe à ail. Plante sauvage aux propriétés alimentaires, médicinales et... mellifères. Rencontrée sur un talus au début du mois d'avril.

Détail de la floraison:

Vue de l'alliaire sur le talus. En arrière-plan on devine quelques-unes de nos belles vaches franc-comtoises: les montbéliardes.

Le laurier

Laurus nobilis. Les abeilles y récoltent nectar et pollen d'avril à juin. En avril, la floraison du laurier est simultanée avec celles des pommiers et des cognassiers tout proches et l'on constate que les abeilles sont plus nombreuses sur le laurier.

 

 
 

L'hortensia grimpant

Hydrangea anomala. Parmi plusieurs centaines de variétés existantes d'hortensia, celle-ci est remarquable pour son intérêt mellifère. Les abeilles y trouvent nectar et pollen en abondance de mai à juillet. Du point de vue esthétique, fleurs mâles et fleurs femelles sur la même tige, c'est du plus bel effet! Une alternative à la vigne pour végétaliser un mur ou une palissade.

Récolte du nectar:

On peut voir la couleur du pollen récolté par l'abeille ci-dessous:

Entrée du château de Miserey-Salines, le 23 mai:

L'amélanchier

Amelanchier canadensis. Cet arbuste très rustique produit une belle floraison étoilée dès le début d'avril. Ses fruits sont comestibles et nourrissent les oiseaux l'hiver (si vous leur en laissez). Son feuillage d’abord vert bronze, puis vert foncé deviendra rouge cuivré en automne. Enfin, les abeilles y trouvent nectar et pollen.

De belles sacoches de pollen:

Photos prises un 31 mars.

Le mahonia faux houx

Berberis aquifolium. Petit arbuste à feuillage persistant d'un mètre cinquante adulte. Floraison en mars et avril. Les abeilles sont nombreuses sur les fleurs, en tout début de printemps.

Pollen de couleur jaune clair:

Miserey-Salines, 16 mars.

Le thym

Thymus vulgaris. Le thym cultivé utilisé en cuisine. Dans le jardin, il procure du nectar aux abeilles au moment de la floraison.

La langue de l'abeille au fond du calice des fleurs pour y puiser le nectar:

Jardin personnel , Miserey-Salines.

Le poirier

Pyrus communis. Le poirier est autant apprécié par les abeilles que le pommier ou le prunier.

Poirier en espalier:

A l'automne, l'abeille reviendra sur le poirier pour se délecter d'un fruit entamé par un rongeur:

 

Le chèvrefeuille arbustif

Lonicera nitida. Ou chèvrefeuille à feuilles de buis. Arbuste décoratif à feuilles persistantes, utilisé en haie séparative. On y remarque quelques abeilles mellifères au moment de la floraison, de mars à juin.

La moutarde des champs

Sinapis arvensis. Une plante sauvage très appréciée par les abeilles. La moutarde fleurit toute l'année. Photos prises le 18 mai, en pleine période de floraison du robinier (faux-acacia). Pourtant, les abeilles sont nombreuses sur le petit coin de moutarde.

Les abeilles sauvages aussi sont présentes:

Vue d'ensemble de la moutarde des champs:

Ci-dessous, talus colonisé par la moutarde. C'est la première plante apparue sur la terre nue, suite à l'aménagement routier.

 

 

Le prunier de Pissard

Prunus cerasifera. Ou prunier d'ornement ou encore "myrobolan". Un des premier arbustes à faire "péter" ses fleurs au printemps, en même temps que le prunellier. Comme pour ce dernier, il est envahi par les abeilles mellifères dès les beaux jours.

Miserey-Salines le 22 mars.

Le cotonéaster franchetti

Cotoneaster franchetii franchetii. C'est un arbuste persistant qui peut atteindre 3 m de hauteur. Au printemps, les abeilles récoltent en abondance nectar et pollen, et, grâce à la pollinisation qu'elles effectuent, elles assurent pour l' hiver la nourriture des oiseaux qui mangent les petites baies rouges. Voir aussi le cotonéaster laiteux.

Rameau de cotoneaster franchetti:

 

 

L'érable champêtre

Acer. L'érable donne en mai et juin une floraison très importante qui passe inaperçue. Elle fournit nectar et un beau pollen jaune d'or en abondance aux abeilles. Les érables champêtres sont très répandus dans les haies et les friches naturelles. D'autres espèces ornementales comme les érables sycomores fournissent également nectar et pollen aux abeilles.

 
 

Le groseillier sanguin

Ribes sanguineum. Ou groseillier à fleurs. Absolument mellifère et absolument décoratif. Abandonnant les prunelliers voisins, les abeilles sont nombreuses sur cet arbrisseau, ce 20 mars.

Groseillier sanguin et forsythia, contraste de couleurs:

 

Le cotonéaster horizontal

Cotoneaster horizontalis. Il est très apprécié des abeilles. Voir aussi le cotonéaster laiteux

Le pommier sauvage

Malus sylvestris.

Venu de nulle part, il a poussé dans une pâture, épargné par les chevaux et le gyrobroyeur. Il a fait ses premières fleurs ce printemps.

 
 

Le forsythia

Forsythia. Il annonce le début du printemps dans toutes les bourgades Franc-Comtoises. La présence d'abeilles sur cet arbuste est extrêmement rare.

Le robinier rose

Robinia ambigua. Son parfum suave attire les abeilles et les passants

Salle des fêtes et bibliothèque, Miserey-Salines:

Le photinia

Photinia. Une bonne idée de réaliser des haies séparatives avec le photinia. Arbuste au feuillage persistant, aux fleurs blanches mellifères en bouquets, couleur des feuilles passant du rouge au vert foncé. Floraison en avril et mai. Pour les abeilles, nectar et pollen à volonté!

Vue de l'inflorescence:

Fleurs et feuilles:

Une belle haie de photinia. Miserey-Salines (Doubs)

L'aubriète

Aubrieta. Un couvre-talus du plus bel effet. Les fleurs recouvrent rapidement les feuilles. Cette plante ne craint pas le gel mais n'aime pas la chaleur. Les abeilles y font de belles provisions de nectar et de pollen.

Le xylocope apprécie:

Le citron aussi:

Un talus bien garni à Audeux (Doubs):

Le marronnier

Aesculus hippocastanum

A propos de la fleur du marronnier, je fais référence à un article de Wikipédia sur le guide à nectar:

"Le guide à nectar ou guide nectarifère correspond, chez certaines espèces de fleurs, à des dessins particuliers sur les pétales (lignes rayonnant du centre de la fleur, points ou taches) ayant pour fonction de guider les pollinisateurs vers leur nourriture, généralement du nectar, du pollen, ou les deux." ... "Les fleurs tout juste écloses du marronnier sont blanc crème avec un cœur jaune servant de guide à nectar. Les fleurs fécondées ont un cœur rouge qui fait disparaître ce guide aux yeux des insectes ne voyant pas cette couleur"...

La photo ci-dessous illustre ce phénomène: l'abeille visite la fleur qui a des taches jaunes. Voir aussi le myosotis.

Un marronnier sur la promenade de la gare d'eau, Besançon:

Le deutzia grêle

Deutzia gracilis. Contrairement au deutzia x magnifica, il s'agit d'une espèce naine à fleurs simples. Les rameaux ploient sous le poids des fleurs ce qui lui donne un port étalé. Il est très apprécié des abeilles. Floraison en mai et juin.

Essayez: pendez-vous avec le bras droit et passez le bras gauche par dessus votre tête pour atteindre votre œil droit:

En situation sur un rond-point, Besançon Tilleroyes:

La consoude

Symphytum tuberosum. Plante médicinale, culinaire, fourragère et mellifère.

Jardin des Sens, Besançon

Le genêt

Cytisus scoparius. Ou genêt à balais. Cet arbuste est apprécié des abeilles. Elles repartent vers la ruche chargées et couvertes de pollen.

Les abeilles doivent composer avec de redoutables prédateurs. Ci-dessous, la butineuse s'est fait surprendre par une araignée au mimétisme parfait:

Gros plan sur le monstre:

Haut du Them (Haute Saône) fin mai.  L'araignée crabe fait des victimes aussi sur la ciboulette et sur bien d'autres fleurs dont elle adopte la couleur.

Le myosotis

Myosotis. Ne m'oubliez pas...

Ci-dessous, on voit bien la langue de l'abeille qui pénètre dans le calice de la fleur pour y recueillir le nectar.

Les abeilles ne s'intéressent qu'aux fleurs du myosotis dont le centre est de couleur jaune. Les fleurs dont le centre est blanc ont déjà été visitées et les abeilles les ignorent. Le botaniste Conrad Sprengel a été le premier en 1793 à mettre en évidence le "guide à nectar" des fleurs.  Voir l'extrait de l'article de Wikipédia sur la fleur du marronnier.

Talus colonisé à Haut du Them (Haute-Saône) le 6 mai 2018:

Myosotis bleus et blancs au Jardin des Sens à Besançon le 1er mai 2019:

Là où il y a des fleurs, il y a un bombyle (ci-dessous). Cette curieuse petite mouche est présente sur beaucoup de plantes du site abeillecomtoise, par exemple la bugle. Elle aussi ne vise que les myosotis cerclés de jaune.

La tulipe nénuphar

Tulipa kaufmanniana. Cette variété de tulipe connaît beaucoup de succès auprès des abeilles. Elle embellit les pelouses dès le mois de mars.

Ci-dessous, gros plan sur l'abeille en plein travail de récolte de pollen. Elle est accrochée avec ses deux pattes médianes à une étamine de la fleur et elle en prélève le pollen à l'aide de ses deux pattes antérieures.

Cette tulipe intéresse aussi les abeilles sauvages. Ci-dessous, l'osmie cornue:

Pelouse des Glacis, Besançon:

La renouée bistorte

Bistorta officinalis. Présente en milieu humide à des altitudes supérieures à 300m, la renouée bistorte peut atteindre 80 cm de hauteur. cette plante est bien visitée par les abeilles qui y trouvent nectar et pollen de mai à octobre.

Haut du Them (Haute-Saône), altitude 450m.

Le merisier

Prunus avium. Ou cerisier sauvage.

L'espèce rencontrée un 3 avril sur une aire de repos routière (Lure, Haute-Saône) est bicolore. Les abeilles font de belles provisions de pollen et les oiseaux se régaleront plus tard avec les fruits.

Le prunier sauvage

Prunus. Ou prune à cochon. Un arbre de l'Est de la France. Ce prunier est intéressant pour les abeilles car il fleurit en avance sur les pruniers "domestiques", et en même temps que le prunier de Pissard et les prunus. Il donne des petits fruits bleu-violet très amers qui sont distillés ou transformés en confiture.

Photos prises début mars, au moment de la floraison du prunellier, à l'arboretum de Devecey (Doubs). Les abeilles y récoltent nectar et pollen.

Le cœur et le pédoncule de la fleur sont roses, ce qui donne à l'arbre cette teinte rose pâle.

Le lilas

Syringa vulgaris.

On peut s'étonner de voir un pollen orange sur une fleur "lilas"

La rhubarbe

Rheum rhabarbarum. Si on la laisse monter en graines (ce qui est rare dans les jardins...), les fleurs de la rhubarbe sont butinées par les abeilles mellifères.

Le colza

Brassica napus. Les champs de colza sont très attractifs pour les abeilles car cet hybride est très nectarifère. Le miel récolté sur cette plante cristallise très vite en rayon, surtout en cas de retour du froid. Le miel obtenu est blanc crème, souvent vendu sous dénomination "miel de printemps". Pour le récolter il est nécessaire de l'extraire rapidement. Les abeilles qui hivernent sur du miel de colza sont parfois obligées de découper la cire contenant le miel cristallisé pour pouvoir l'absorber.

Malheureusement, les techniques agricoles actuelles de production du colza, à grand renfort de pesticides, sont un danger pour l'abeille mellifère et aussi pour toute la faune qui n'a plus sa place dans ces monocultures.

 

 
 

L'églantier

Rosa canina. Ou rosier des chiens. Le fruit est le cynorhodon (gratte-cul pour les intimes)

Le pyracantha

Pyracantha. Ou buisson ardent. Un arbuste décoratif qui forme des haies infranchissables sauf pour les nombreuses abeilles qui viennent y faire de belles provisions de nectar et de pollen. En pleine période de floraison du robinier (faux acacia), ce 4 mai, la fréquentation du buisson est impressionnante.

Les fleurs sont petites, mais possèdent vingt étamines, de quoi faire de belles récoltes de pollen. L'abeille ci-dessous a déjà de belles "sacoches" après les cuisses. Le poids de pollen qu'une abeille peut ramener à la ruche à chaque voyage équivaudrait à une charge de 35 kg pour l'homme!

Le cognassier du Japon

Chaenomeles japonica. Sa floraison qui peut débuter à la mi-mars intéresse les abeilles qui y récoltent nectar et pollen. C'est une plante ornementale que l'on rencontre fréquemment dans les propriétés.

Allez, encore un p'tit coup d'nectar après le plein de pollen:

Le robinier faux acacia

Robinia pseudoacacia. Communément appelé acacia dans nos régions. La fleur au top 5 des fleurs préférées des abeilles et le miel récolté au top 5 des miels dégustés. Wikipédia: "Les fleurs du robinier donnent l'un des miels de printemps les plus réputés - le miel d'acacia - un miel liquide à la belle couleur d'ambre clair qui cristallise très lentement (plusieurs années). Le nectar de fleurs de robinier est très riche avec une teneur en sucre comprise entre 34 et 59 %. Une seule fleur produit un nectar avec une teneur en sucre de 0,2 à 2,3 mg en 24 heures. En moyenne, une production de miel comprise entre 0,66 et 1,44 kg peut être atteinte par arbre et par période de floraison.
Cela dit, la miellée du robinier est une miellée capricieuse. En effet, le robinier fleurit habituellement début mai en pleine période des saints de glace où les températures peuvent être assez froides et la météo pluvieuse. Or, pour produire du nectar en bonnes quantités, le robinier a besoin de températures supérieures à 20°C et de pas trop de pluie pour fournir du pollen. La récolte de miel d'acacia est donc rarement régulière en France."

Aussi majestueux qu'un chêne, un robinier entretenu:

Rue des acacias, Miserey-Salines. Il neige des pétales de fleurs de robiniers.

 

Le dipelta

Dipelta floribunda. Un arbuste apparemment rare, mais présent au Jardin des Sens à Besançon. Ce premier mai, il est très courtisé par les abeilles. Pour récolter le nectar, elles doivent s'introduire dans la corolle de la fleur.

Ci-dessous, le geste fréquent de l'abeille avant de quitter la fleur: le nettoyage des antennes:

Une cascade de fleurs:

Le pommier

Malus domestica. La floraison des pommiers, qui débute au mois d'avril, est à l'origine d'une abondante source de nectar et de pollen pour les abeilles. Lorsqu'il existe une grande variétés de pommiers dans un verger, les floraisons se succèdent dans le temps, ce qui permet aux abeilles de profiter plus longtemps de cette manne.

Fleurs de pommier et pissenlits, la nourriture est abondante...

La piloselle

Pilosella officinarum.

Dans un champ: piloselle et trèfle rouge:

Le fauchage tardif des talus routiers permet l'éclosion d'une flore remarquable et variée. Haut du Them (Haute-Saône)

L'alysse

Alyssum saxatille. Ou corbeille d'or. Une plante décorative très mellifère. Très rustique, elle est bien adaptée à notre région de l'est de la France. Elle offre nectar et pollen aux abeilles d'avril à juin.

Une bonne récolte de pollen:

Les pêchers

Prunus Persica. Les abeilles récoltent sur les pêchers surtout du pollen et un peu de nectar dès le début avril en plaine.

 

Le framboisier

Rubus idaeus. Les abeilles adorent. Elles délaissent les autres plantes à fleurs si un framboisier est à proximité.

Le cotoneaster de Dammer

Cotoneaster dammeri. Des petites feuilles brillantes persistantes, des fleurs blanches isolées ou groupées par deux ou trois, un agréable parfum. C'est un couvre-talus efficace. Les abeilles sont nombreuses sur les fleurs à partir de mi-avril comme sur les tous les autres cotoneasters qu'elles affectionnent.

La cardamine des prés

Cardamine pratensis. Mars-avril.
Entre les pissenlits et les asters , la cardamine des prés s'élance à son tour. Ses floraisons rose-pâle dépassent de l'herbe et des pissenlits en petits bouquets isolés. Les butineuses récoltent nectar et pollen en abondance.

Pollen de couleur beige:

Abeille sauvage Eucera nigrecens:

De subtiles nuances de rose:

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La ciboulette

Allium schoenoprasum. La ciboulette en fleurs est très appréciée par les abeilles.

Triste fin pour cette butineuse qui n'a pas remarqué l'araignée crabe à l'affût sur la fleur de ciboulette:

À propos de l'araignée crabe, voir aussi le genêt.

Le saule cendré

Salix cinerea. Hôte des milieux marécageux, cet arbrisseau très répandu en Franche-Comté, fleurit en mars en avril. Sa taille ne dépasse pas deux mètres.

 

 

Le pissenlit

Taraxacum officinale. Très mellifère, le pissenlit fournit du pollen en abondance une grande partie de l'année. Les abeilles sont littéralement couvertes de pollen de pissenlit à tel point que l'on peut se demander comment elles sont capables de retrouver le chemin de la ruche.

Le pollen récolté est de couleur orange:

Le laurier du portugal

Prunus lusitanica. Arbuste de 2 à 5 m dont le feuillage vert foncé est persistant. Floraison en mai - juin.

Un jardin d'agrément à Miserey-Salines:

La petite pervenche

Vinca minor. Cette petite fleur bleue forme au printemps des tapis serrés dans les sous-bois. Forêt de Chailluz, Besançon.

Un bombyle à l'oeuvre:

La corydale

Corydalis solida. La corydale à bulbe plein. La fleur est facilement reconnaissable grâce à l'éperon qui prolonge le pétale supérieur de la corolle.

Compte-tenu de la longueur de l'éperon, le nectar serait difficile à recueillir par l'abeille mellifère si elle n'avait pas la possibilité de passer la langue par les trous pratiqués dans cet éperon par d'autres insectes. La même pratique de butinage est utilisée par l'abeille sur d'autres fleurs à éperon, comme par exemple la linaire.

 Ci-dessous, vue d'ensemble de la corydale, fleurs et feuilles, sur une pelouse bisontine, le 13 mars.

Elle est aussi présente à l'état sauvage dans les les haies et les hêtraies de Franche-Comté: ci-dessous gros plan d'une corydale dans un sous-bois à Ecole-Valentin (Doubs) le 21 mars:

 

Le populage des marais

Caltha palustris. Ou souci d'eau. Cette plante, photographiée sur une tourbière haute-saônoise, fleurit de mars à juin. Les abeilles y font de belles récoltes de pollen.