Prunus serrulata. Ici, une des multiples variétés de cerisiers du japon (ou cerisier à fleurs) qui a trouvé sa place dans une haie séparative. Il est bien visité par de nombreuses abeilles sauvages et mellifères.

Vue de l'inflorescence:

Ci-dessous, deux espèces d'abeilles sauvages de taille légèrement inférieure à l'abeille mellifère:

Myosotis. Ne m'oubliez pas...

Ci-dessous, on voit bien la langue de l'abeille qui pénètre dans le calice de la fleur pour y recueillir le nectar.

Les abeilles ne s'intéressent qu'aux fleurs du myosotis dont le centre est de couleur jaune. Les fleurs dont le centre est blanc ont déjà été visitées et les abeilles les ignorent. Le botaniste Conrad Sprengel a été le premier en 1793 à mettre en évidence le "guide à nectar" des fleurs.  Voir l'extrait de l'article de Wikipédia sur la fleur du marronnier.

Talus colonisé à Haut du Them (Haute-Saône) le 6 mai 2018:

Myosotis bleus et blancs au Jardin des Sens à Besançon le 1er mai 2019:

Là où il y a des fleurs, il y a un bombyle (ci-dessous). Cette curieuse petite mouche est présente sur beaucoup de plantes du site abeillecomtoise, par exemple la bugle. Elle aussi ne vise que les myosotis cerclés de jaune.

Veronica. Parmi les 200 espèces répertoriées de véroniques, celle-ci semble être la véronique petit-chêne. Elle fleurit de mars à juillet dans les prés et les lieux boisés, de préférence calcaires et frais.

Une abeille sauvage minuscule sur cette fleur minuscule:

 

Une autre variété de véronique:

 

 

 

 

Allium schoenoprasum. La ciboulette en fleurs est très appréciée par les abeilles.

Triste fin pour cette butineuse qui n'a pas remarqué l'araignée crabe à l'affût sur la fleur de ciboulette:

À propos de l'araignée crabe, voir aussi le genêt.

Prunus avium. Ou cerisier sauvage.

L'espèce rencontrée un 3 avril sur une aire de repos routière (Lure, Haute-Saône) est bicolore. Les abeilles font de belles provisions de pollen et les oiseaux se régaleront plus tard avec les fruits.

Sorbus aucupari. Ou sorbier des oiseaux. Un petit arbre aux fleurs nectarifères et pollinifères qui produira des baies rouges pour nourrir les oiseaux l'hiver.

Vue du sorbier en forêt:

Un sorbier utilisé en aménagement urbain, Miserey-Salines:

Caltha palustris. Ou souci d'eau. Cette plante, photographiée sur une tourbière haute-saônoise, fleurit de mars à juin. Les abeilles y font de belles récoltes de pollen.

                    

 

Dipelta floribunda. Un arbuste apparemment rare, mais présent au Jardin des Sens à Besançon. Ce premier mai, il est très courtisé par les abeilles. Pour récolter le nectar, elles doivent s'introduire dans la corolle de la fleur.

Ci-dessous, le geste fréquent de l'abeille avant de quitter la fleur: le nettoyage des antennes:

Une cascade de fleurs:

Crataegus laevigata. Ou épine blanche. Haies et lisières de forêts. Elle peut atteindre une hauteur de 10 mètres et vivre plusieurs siècles.  Les abeilles trouvent sur les fleurs des grandes quantité de pollen et de nectar en avril et mai.

Les butineuses rentrent chargées à la ruche:

 

 

 

Alyssum saxatille. Ou corbeille d'or. Une plante décorative très mellifère. Très rustique, elle est bien adaptée à notre région de l'est de la France. Elle offre nectar et pollen aux abeilles d'avril à juin.

Anemone nemorosa. Petite fleur des sous-bois et des haies, l'anémone des bois fleurit de mars à mai.

                                                               

Barbarea vulgaris. Cette plante est l'une des premières qui apparaît sur les talus des ouvrages routiers où la terre a été mise à nu. Elle est visitée de temps en temps par les abeilles mellifères:

et sauvages:

Talus colonisé par la barbarée à Miserey-Salines.

On peut confondre cette plante avec la moutarde, qui fleurit à peine plus tard. Gros plan sur les feuilles de la barbarée:

Rubus fruticosus. Cet arbrisseau très épineux  produit la mure noire. Les fleurs sont aussi appréciées par les abeilles que celles du framboisier qui appartient à la même famille botanique. Floraison de mai à septembre.

 

Ci-dessous, un roncier impénétrable au bord d'un sentier forestier au lieu-dit le Breneux, Haut du Them (Haute Saône):

Ranunculus arvensis. Appelée communément bouton d'or. D'après Wikipédia: "Plantes herbacées à fleurs simples en forme de coupe, formées de cinq pétales serrés et brillants, aux couleurs vives, jaunes ou blancs, très rarement rouges. Cette brillance (due à une mince couche lipidique située sous l'épiderme des pétales) pourrait imiter la présence de gouttelettes de nectar sur les pétales, contribuant au pouvoir attracteur de la fleur facilitant la pollinisation entomophile"

La floraison se situe au beau milieu du printemps, période pendant laquelle les abeilles trouvent de la nourriture à foison. On peut alors constater que l'intérêt des abeilles pour le bouton d'or est très limité, d'autres sources plus abondantes de nectar et de pollen étant simultanées sur d'autres plantes.

Phyteuma nigrum. On rencontre la raiponce dans les bois humides et prés montagnards. Elle peut atteindre la taille de 60 cm.

La raiponce aime l'ombre. Elle est ici en compagnie des fougères. Haut du Them (Haute-Saône)

Allium ursinum. Ou ail sauvage. Floraison en avril mai, après les feuilles. L'ail des ours produit beaucoup de pollen et de nectar.

La quantité de pollen collé sur le front de l'abeille est impressionnante:

Détail de l'inflorescence:

Cette plante forme des tapis à la lisière des bois et dans les sous-bois ouverts à la lumière. Elle cohabite ici avec la petite pervenche, en formant ensemble un couvre-sol dense. Forêt de Chailluz, Besançon.

Stellaria holostea. Ou mouron des oiseaux. Cette fleur à cinq pétales bifides est aisément reconnaissable. Elle orne les talus et les bords de chemins ensoleillés. La stellaire est peu prisée par l'abeille mellifère qui préfère les floraisons simultanées des fruitiers, du pissenlit et du lierre terrestre. Il m'a été difficile de trouver une abeille mellifère sur le massif de fleurs. Ci-dessous, la fleur est occupée par une petite abeille sauvage:

Toutefois, après deux heures d'observation, une abeille mellifère sympa et peu farouche a accepté de me faire une démonstration en me montrant son intérêt pour cette fleur. Elle récolte le nectar en passant la langue entre les pétales:

Comme on le voit sur l'image précédente, l'abeille, pour récolter le nectar, est obligée d'appuyer la tête sur les pistils et couvre son front de pollen. Ce pollen voyage ainsi de fleur en fleur. On remarque aussi ce phénomène aussi sur la bugle, l'ail des ours et bien d'autres...

Vues de la fleur sur le talus:

Un talus étoilé à Ecole-Valentin (Doubs)

 

 

 

Prunus.  "Cerisier" est le nom usuel de plusieurs espèces d'arbres du genre Prunus. Ce sont soit des arbres à fruits (l'espèce de cet article), soit des arbres décoratifs, comme le "prunus"

La floraison des cerisiers, en mars - avril, attire de nombreux butineurs et particulièrement l'abeille mellifère. Ci-dessous, les cerisiers ne sont pas taillés et atteignent des hauteurs respectables. Arboretum de Devecey (Doubs)

Pyrus pyraster. Cet arbre peut atteindre 15 m. On trouve des épines sur les rameaux, ce qui le différencie du poirier commun. Il donne des petits fruits de 3 à 4 cm. Le pollen récolté est de couleur crème.

Arboretum de Devecey (Doubs)

Ajuga reptans. Ou petite consoude. Une fleur de 15 à 20 cm de haut, présente dans toutes les prairies fleuries jusqu'à 2000 mètres d'altitude.

Il est étonnant de voir des abeilles avec un triangle de pollen jaune bien visible sur la tête, de retour à la ruche. La responsable est quelquefois la bugle: lorsque l'abeille accède au nectar au fond de la fleur, les étamines se collent sur la tête de l'abeille comme un tampon et y déposent une petite quantité de pollen comme l'illustre la photo ci-dessous :

Les bugles attirent aussi les abeilles sauvages et les mouches, comme ce bombyle en pleine récolte. Le bombyle a été  photographié également sur la petite pervenche et la verveine de Buenos Aires

Par contre, la bugle n'est pas du goût des chevaux...

 

 

Plantago lanceolata. Plantain lancéolé ou plantain étroit, une des espèces les plus courantes des plantains. Très mellifère, le plantain fournit aux abeilles nectar et pollen d'avril à octobre. La tige du plantain étant très souple, l'abeille doit faire preuve de beaucoup de dextérité pour butiner:

Ci-dessous on remarque la pluie de pollen provoquée par l'abeille qui secoue involontairement la tige:

Haut du Them, Haute Saône

Centranthus ruber. Centranthe rouge, lilas d’Espagne ou valériane rouge. Belle plante vivace de 50 à 60 cm qui pousse dans les talus secs, les vieux murs et les rocailles. Elle ne craint pas la sécheresse. Utilisée en décoration c'est le type même de la plante sans entretien qui se ressème naturellement. Les abeilles mellifères et sauvages l'apprécient.

Ci-dessous, une abeille sauvage:

Besançon Battant.

Muscari. Cette plante à bulbe d'une quinzaine de centimètres est très nectarifère. L'inflorescence comprend une trentaine de petites fleurs en clochettes. Floraison de mars à mai.

Les abeilles récoltent aussi un peu de pollen sur le muscari:

 

 
 
 
 

Leucanthemum vulgare. De la famille des Asteraceae. Une fleur de l'été. L'intérêt de l'abeille pour la marguerite est assez limité, sachant que dans la même période, d'autres plantes fleuries sont plus rentables pour elle.

Cotoneaster lacteus. Une autre espèce de cotonéaster très mellifère, qui fleurit tout de suite après le cotonéaster franchetti.

Un rameau du cotoneaster laiteux en début de floraison:

Ci-dessous trois espèces de cotonéasters: à la base du buisson, un cotonéaster horizontalis, submergé par un cotonéaster franchetti, lui-même surmonté par un cotonéaster laiteux. Sur la droite, un lilas. De quoi assurer de la nourriture aux abeilles dans le temps.

Tulipa. Les tulipes sont butinées occasionnellement dans notre région, l'intérêt des abeilles est ailleurs.

Un zoom sur l'abeille en vol permet de constater qu'elle s'est vautrée sur le pollen, en s'agrippant aux longs pistils de la fleur:

Aire de détente du CHU de Besançon

Allium giganteum. Ail d'ornement de taille impressionnante. Les abeilles apprécient beaucoup cette fleur pour le nectar et aussi pour un peu de pollen.

L'accès au nectar est un peu compliqué pour l'abeille...

Couleur du pollen récolté:

L'ail géant dans le massif floral, Besançon Battant:

 

 

 

Euphorbia myrsinites. Une euphorbe parmi les 2300 espèces recensées. Cette variété est persistante et résistante au froid, elle a donc bien sa place en Franche-Comté. La floraison de mars à mai attire de nombreuses abeilles. De toutes les plantes présentes dans les massifs à l'entrée du CHU de Besançon ce 11 avril, c'est celle-ci qui est visitée par les abeilles.

 

Toutes les tiges partent d'un point central:

Image ci-dessous: sur la même plate-bande à l'entrée du CHU, une autre variété d'euphorbe, l'Euphorbia peplus, ou ésule ronde. Elle était considérée jusqu'à présent comme une "mauvaise" herbe. Elle est toute aussi prisée par les abeilles que celle de Corse!

Voir aussi cette autre variété d'euphorbe, la diamond frost, qui est loin de ressembler à celle de Corse!

Laurus nobilis. Les abeilles y récoltent nectar et pollen d'avril à juin. En avril, la floraison du laurier est simultanée avec celles des pommiers et des cognassiers tout proches et l'on constate que les abeilles sont plus nombreuses sur le laurier.

 

 
 

Abelia chinensis. Un arbuste décoratif qui a la faveur des abeilles mellifères pour le pollen et le nectar de ses fleurs.

Jardin des sens, avenue de l'Helvétie, Besançon.

Puschkinia scilloides. Cette petite plante à bulbe d'environ 15 cm est très appréciée des abeilles dès les beaux jours. Elle illumine les sols au sortir de l'hiver, en bordure, rocaille, plate-bande ou jardinière. Elle ne demande pas de soins particuliers et s'accommode de tous types de sols.

 

Le puschkinia est très fréquenté et les abeilles y font une bonne récolte.

 

 

 

Berberis aquifolium. Petit arbuste d'un mètre cinquante adulte. La floraison, en mars ou avril, ne dure que trois semaines. Les abeilles sont nombreuses sur les fleurs, en ce tout début de printemps.

Pollen de couleur jaune clair:

Miserey-Salines, 16 mars.

Buddleia globosa. Contrairement au buddléia de David qui reçoit peu d'abeilles mais beaucoup d'autres butineurs, le buddléia jaune accueille essentiellement des abeilles mellifères, en grand nombre.

Les abeilles restent longtemps sur chaque boule jaune pour visiter toutes les petites fleurs jaunes qui la composent.

Fleurs et feuilles:

Les fleurs de ce buddléia sont discrètes et n'ont pas le panache de celles du buddléia de David, mais les abeilles mellifères montrent un grand intérêt pour cette espèce. Jardin des sens, avenue de l'Helvétie, Besançon:

Rosmarinus officinalis. Cette plante sauvage de la côte méditerranéenne est cultivée dans les jardins ou massifs floraux francs-comtois grâce à sa rusticité. Elle se développe sur tous types de sols. Aromatique, culinaire et mellifère, elle connaît un grand succès auprès des abeilles. Elle fleurit de février à mai, et l'espèce photographiée ici le 28 septembre montre bien qu'une floraison automnale est aussi possible dans notre région.

L'image suivante illustre bien la symbiose fleur - insecte: l'abeille récolte le nectar au fond de la corolle de la fleur et celle-ci lui délivre son pollen sur le dos:

Les étamines du romarin "tamponnent" le dos de l'abeille:

Massif floral à Besançon Battant.

 
 

Cotoneaster franchetii franchetii. C'est un arbuste persistant qui peut atteindre 3 m de hauteur. Au printemps, les abeilles récoltent en abondance nectar et pollen, et, grâce à la pollinisation qu'elles effectuent, elles assurent pour l' hiver la nourriture des oiseaux qui mangent les petites baies rouges. Voir aussi le cotonéaster laiteux.

Rameau de cotoneaster franchetti:

 

 

Asphodeline lutea. Ou bâton de Jacob. Cette plante ornementale qui peut atteindre 1 m de hauteur fleurit d'avril à juin. Elle se contente d'un sol pauvre et résiste bien à la sécheresse. Elle attire de nombreux pollinisateurs dont l'abeille mellifère.

Composante des massifs floraux des Glacis à Besançon

Amelanchier canadensis. Cet arbuste très rustique produit une belle floraison étoilée dès le début d'avril. Ses fruits sont comestibles et nourrissent les oiseaux l'hiver (si vous leur en laissez). Son feuillage d’abord vert bronze, puis vert foncé deviendra rouge cuivré en automne. Enfin, les abeilles y trouvent nectar et pollen.

De belles sacoches de pollen:

Photos prises un 31 mars.

Geranium macrorrhizum. Géranium à gros rhizome, géranium à rhizome long... Une plante ornementale, couvre-sol efficace, qui ne craint pas le gel et qui est bien visitée par les abeilles d'avril à juin.

Photographies prises à Besançon Battant:

Prunus cerasifera. Ou prunier d'ornement ou encore "myrobolan". Un des premier arbustes à faire "péter" ses fleurs au printemps, en même temps que le prunellier. Comme pour ce dernier, il est envahi par les abeilles mellifères dès les beaux jours.

Miserey-Salines le 22 mars.

Hydrangea anomala. Parmi plusieurs centaines de variétés existantes d'hortensia, celle-ci est remarquable pour son intérêt mellifère. Les abeilles y trouvent nectar et pollen en abondance de mai à juillet. Du point de vue esthétique, fleurs mâles et fleurs femelles sur la même tige, c'est du plus bel effet! Une alternative à la vigne pour végétaliser un mur ou une palissade.

Récolte du nectar:

On peut voir la couleur du pollen récolté par l'abeille ci-dessous:

Entrée du château de Miserey-Salines, le 23 mai:

Brassica napus. Les champs de colza sont très attractifs pour les abeilles car cet hybride est très nectarifère. Le miel récolté sur cette plante cristallise très vite en rayon, surtout en cas de retour du froid. Le miel obtenu est blanc crème, souvent vendu sous dénomination "miel de printemps". Pour le récolter il est nécessaire de l'extraire rapidement. Les abeilles qui hivernent sur du miel de colza sont parfois obligées de découper la cire contenant le miel cristallisé pour pouvoir l'absorber.

Malheureusement, les techniques agricoles actuelles de production du colza, à grand renfort de pesticides, sont un danger pour l'abeille mellifère et aussi pour toute la faune qui n'a plus sa place dans ces monocultures.

 

 
 

Aesculus hippocastanum

A propos de la fleur du marronnier, je fais référence à un article de Wikipédia sur le guide à nectar:

"Le guide à nectar ou guide nectarifère correspond, chez certaines espèces de fleurs, à des dessins particuliers sur les pétales (lignes rayonnant du centre de la fleur, points ou taches) ayant pour fonction de guider les pollinisateurs vers leur nourriture, généralement du nectar, du pollen, ou les deux." ... "Les fleurs tout juste écloses du marronnier sont blanc crème avec un cœur jaune servant de guide à nectar. Les fleurs fécondées ont un cœur rouge qui fait disparaître ce guide aux yeux des insectes ne voyant pas cette couleur"...

La photo ci-dessous illustre ce phénomène: l'abeille visite la fleur qui a des taches jaunes. Voir aussi le myosotis.

Un marronnier sur la promenade de la gare d'eau, Besançon:

Thymus vulgaris. Le thym cultivé utilisé en cuisine. Dans le jardin, il procure du nectar aux abeilles au moment de la floraison.

La langue de l'abeille au fond du calice des fleurs pour y puiser le nectar:

Jardin personnel , Miserey-Salines.

Chaenomeles japonica. Sa floraison qui peut débuter à la mi-mars intéresse les abeilles qui y récoltent nectar et pollen. C'est une plante ornementale que l'on rencontre fréquemment dans les jardins.

Allez, encore un p'tit coup d'nectar après le plein de pollen:

Cytisus scoparius. Ou genêt à balais. Cet arbuste est apprécié des abeilles. Elles repartent vers la ruche chargées et couvertes de pollen.

Les abeilles doivent composer avec de redoutables prédateurs. Ci-dessous, la butineuse s'est fait surprendre par une araignée au mimétisme parfait:

Gros plan sur le monstre:

Haut du Them (Haute Saône) fin mai.  L'araignée crabe fait des victimes aussi sur la ciboulette et sur bien d'autres fleurs dont elle adopte la couleur.

Sinapis arvensis. Une plante sauvage très appréciée par les abeilles. Photos prises le 18 mai, en pleine période de floraison du robinier (faux-acacia). Pourtant, les abeilles sont nombreuses sur le petit coin de moutarde.

 

Les abeilles sauvages aussi sont présentes:

Ne pas confondre cette plante avec la barbarée. Vue d'ensemble de la moutarde des champs:

 

 

Malus domestica. La floraison des pommiers, qui débute au mois d'avril, est à l'origine d'une abondante source de nectar et de pollen pour les abeilles. Lorsqu'il existe une grande variétés de pommiers dans un verger, les floraisons se succèdent dans le temps, ce qui permet aux abeilles de profiter plus longtemps de cette manne.

Fleurs de pommiers et pissenlits, la nourriture est abondante...

Bistorta officinalis. Présente en milieu humide à des altitudes supérieures à 300m, la renouée bistorte peut atteindre 80 cm de hauteur. cette plante est bien visitée par les abeilles qui y trouvent nectar et pollen de mai à octobre.

Haut du Them (Haute-Saône), altitude 450m.

Acer. L'érable donne en mai et juin une floraison très importante qui passe inaperçue. Elle fournit nectar et un beau pollen jaune d'or en abondance aux abeilles. Les érables champêtres sont très répandus dans les haies et les friches naturelles. D'autres espèces ornementales comme les érables sycomores fournissent également nectar et pollen aux abeilles.

 
 

Cardamine pratensis. Mars-avril.
Entre les pissenlits et les asters , la cardamine des prés s'élance à son tour. Ses floraisons rose-pâle dépassent de l'herbe et des pissenlits en petits bouquets isolés. Les butineuses récoltent nectar et pollen en abondance.

Pollen de couleur beige:

Abeille sauvage Eucera nigrecens:

De subtiles nuances de rose:

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Photinia. Une bonne idée de réaliser des haies séparatives avec le photinia. Arbuste au feuillage persistant, aux fleurs blanches mellifères en bouquets, couleur des feuilles passant du rouge au vert foncé. Floraison en avril et mai. Pour les abeilles, nectar et pollen à volonté!

Vue de l'inflorescence:

Fleurs et feuilles:

Une belle haie de photinia. Miserey-Salines (Doubs)

Taraxacum officinale. Début Mars.
Très mellifère, le pissenlit fournit du pollen en abondance. Les abeilles sont littéralement couvertes de pollen de pissenlit à tel point que l'on peut se demander comment elles sont capables de se diriger dans les airs pour retrouver le chemin de la ruche.

Le pollen récolté est de couleur orange:

Robinia pseudoacacia. Communément appelé acacia dans nos régions. La fleur au top 5 des fleurs préférées des abeilles et le miel récolté au top 5 des miels dégustés. Wikipédia: "Les fleurs du robinier donnent l'un des miels de printemps les plus réputés - le miel d'acacia - un miel liquide à la belle couleur d'ambre clair2 qui cristallise très lentement (plusieurs années). Le nectar de fleurs de robinier est très riche avec une teneur en sucre comprise entre 34 et 59 %. Une seule fleur produit un nectar avec une teneur en sucre de 0,2 à 2,3 mg en 24 heures. En moyenne, une production de miel comprise entre 0,66 et 1,44 kg peut être atteinte par arbre et par période de floraison.
Cela dit, la miellée du robinier est une miellée capricieuse. En effet, le robinier fleurit habituellement début mai en pleine période des saints de glace où les températures peuvent être assez froides et la météo pluvieuse hors, pour produire du nectar en bonnes quantités, le robinier a besoin de températures supérieures à 20°C et de pas trop de pluie pour fournir du pollen. La récolte de miel d'acacia est donc rarement régulière en France."

Rue des acacias, Miserey-Salines. Il neige des pétales de fleurs de robiniers.

 

Deutzia gracilis. Contrairement au deutzia x magnifica, il s'agit d'une espèce naine à fleurs simples. Les rameaux ploient sous le poids des fleurs ce qui lui donne un port étalé. Il est très apprécié des abeilles. Floraison en mai et juin.

Essayez: pendez-vous avec le bras droit et passez le bras gauche par dessus votre tête pour atteindre votre œil droit:

En situation sur un rond-point, Besançon Tilleroyes:

Corydalis solida. La corydale à bulbe plein. La fleur est facilement reconnaissable grâce à l'éperon qui prolonge le pétale supérieur de la corolle. L'espèce photographiée pour les trois images suivantes est cultivée, mais elle est présente aussi dans les les haies et les hêtraies de Franche-Comté (voir dernière photo).

Compte-tenu de la longueur de l'éperon, le nectar serait difficile à recueillir par l'abeille mellifère si elle n'avait pas la possibilité de passer la langue par les trous pratiqués dans cet éperon par d'autres insectes.

La même pratique de butinage est utilisée par l'abeille sur d'autres fleurs à éperon, comme par exemple la linaire. Ci-dessous, vue d'ensemble de la corydale, fleurs et feuilles:

Ci-dessous gros plan d'une corydale dans un sous-bois à Ecole-Valentin (Doubs) le 21 mars:

 

Pilosella officinarum.

Dans un champ: piloselle et trèfle rouge:

Le fauchage tardif des talus routiers permet l'éclosion d'une flore remarquable et variée. Haut du Them (Haute-Saône)

Que butiner cet hiver ?

Que butiner ce printemps ?

Que butiner cet été ?

Que butiner cet automne ?